Partager l'article ! 9 - Lavis de la presse : Un spectacle magique et tendre. S’il fallait ne garder qu’une seule image… ça ne serait pas ...

- le village 81140 VAOUR -
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Brioux (79) "Festival au village",à Brioux sur Boutonne
Le 1,2 ,5 et 7 juillet 2006.
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Strada zampanos michel gibe
Vaour (81), Eté de Vaour, 2 et 3 août 2005
Lausanne, Suisse, Théâtre-Vidy, du 8 au 25 septembre 2005
Montpellier (34), Le Printemps des Comédiens, 7,8 et 9 octobre 2005
Auch (32), Circa, 22, 23 octobre 2005
Sauveterre (31), Pronomade(s) en Haute-Garonne, 3 et 4 novembre 2005
Elbeuf (76), Cirque-Théâtre, 17,18, 19 et 20 Novembre 2005
Combs-la-ville (77), Le Sénart, 30 novembre, 1 et 2 décembre 2005
Un spectacle magique et tendre.
S’il fallait ne garder qu’une seule image… ça ne serait pas chose facile. Pas évident de trouver ce qui nous touche, émerveille, surprend, séduit, enchante, étonne ou émeut le plus dans « La Strada ». Hier soir, sous le chapiteau de la place du Champ-de-foire, la première des quatre représentations a séduit le public. Autour de Gelsomina et Zampano, un fou, une veuve, un voyou, une nonne, une prostituée, des saltimbanques illustrent l’histoire de deux solitudes qui se cristallisent dans une existence misérable. Des acteurs – mais aussi acrobate, musicien, jongleur, funambule – et une kyrielle d’animaux, poules, oies, cheval, vache,et chien qui participent eux aussi, à la magie et ajoute à « La Strada » une poésie, une tendresse et un humour qui adoucissent la dureté de la fable. Paris Normandie du 19 novembre 2005
Théâtre Vidy ouvre sa saison avec « La Strada »…
Traversée fellinienne au cœur de l’âme humaine.
…Cinquante ans après, ce conte qui semble comme sommeiller aux confins de notre inconscient a gardé toute son acuité. Et c’est avec émotion que l’on découvre aujourd’hui cette création-fille, entre théâtre et arts du cirque.
Cruelle, cette fable l’est dès les premiers instants, lorsque la pauvrette Gelsomina est vendue par sa mère à Zampano, un forain sans talent ; Dans les griffes de cette brute humaine, qui brise des chaînes avec les pectoraux pour gagner sa vie, la douce enfant demeurée apprend la dureté de l’existence, la servitude, les abus corporels. Les joies et la magie du cirque, aussi. Entre cruauté et poésie, se dessine l’itinéraire de ces deux êtres en quête d’un ailleurs. Et tournoient joyeusement autour de ce couple maudit enfants de la balle et autres petites gens. La scénographie inventée par Michel Gibé – une scène tournante et tractée par la roulotte du personnage ou par un cheval de trait – insuffle avec lyrisme l’émotion du voyage, de la route sinueuse et incertaine. Une trouvaille d’une grande force visuelle. …Les numéros de cirque, les airs d’accordéon et de violon ainsi que les apparitions animalières accompagnent avec délicatesse le récit,…S’impose surtout au spectateur la qualité de jeu de Laurent Chouteau (Zampano) : il est tout simplement d’une acuité féroce. Et d’une humanité extrême, quand tout à coup, face à la tragédie, l’image du rustre se craquelle et laisse échapper la douleur en toute impudeur. Et la fable d’éclater alors comme la métaphore de notre dualité archaïque, où comme le note Jean-Paul Wenzel le metteur en scène, « Gelsomina incarnerait notre part irréductible d’enfance et de pureté, tandis que Zampano incarnerait notre être sauvage, quasi animal et indompté » L’un et l’autre peuvent-ils encore s’apprivoiser ? Anne-Sylvie Sprenger Vidy Lausanne 24 Heure du 9 septembre 2005.
« La Strada » un Fellini bestial à Vidy.
En ouverture de saison, le théâtre de Vidy Lausanne accueille une adaptation foraine du drame de Fellini, jouée sous un chapiteau de cirque.
Pari osé que celui-ci, qui insuffle de nouvelles couleurs à cette bohème en noir et blanc de 1954… Il fallait au moins la sensibilité de Jean Paul Wenzel, propagateur d’un théâtre des petite gens au seins des Fédéré de Montluçon, pour tenter cette relecture en vase clos. Et l’imaginaire nocturne de Michel Gibé, père de cette famille bigarrée, pour dessiner en rêve ce plateau rotatif, roue de la fortune actionnée par les cahots du drame.
Circonscrite à cette géographie concentrique, la dérive picaresque imaginée par le cinéaste italien tourne sur elle-même avec la circularité d’une malédiction... Le forain brutal ressasse inlassablement le même tour de force. Celui d’un éternel captif, entravé par ces chaînes qu’il brise à grand fracas sur les places villageoises.
Fable de l’innocence, conte de la folie ordinaire, le scénario de Fellini s’accorde à merveille avec ce décor de cirque rural. Là, sur cette piste-matrice à la lumière franche, les numéros d’équilibristes, de jongleurs, de musiciens et de cracheurs de feu se succèdent sans brider le drame, et le public Lausannois applaudit Zampano comme si ses prouesses foraines lui étaient destinées… Nicolas Juillard – Le Temps du 15 septembre 2005.